Les mots, les mots, toujours en retard… ici, extrait de Haut coeur de pierre, six chants d’amour, paru aux éditions Unicité, en 2019 :
Qui oublie jamais, au coeur de pierre ne s’est rendu
[…] sur ces chemins de traverse, routes ou précipices, tête la première tombée au hasard des rencontres.
Dans l’image mâle d’une beauté ineffable, les envoûtements, au cœur d’un monde clos, règlent l’harmonie des paysages –
Nuits funestes et crépuscules tournoient sans fin dans la spirale des jours –
La matrice glacée immaculée s’est faite pierre et cendres – oublié l’amer – gommés les délires – foudroyées les tempêtes
Vénus naît de l’encre bleue des nuits
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Vision possédante des corps – qui se cherchent sans cesse l’un dans l’autre – une étreinte érotique où tout appelle la voix les pleurs la peau les mains, une parole verticale, corps des larmes –
Sans relevé de traces aux confins d’un champ gravitationnel – écrire comme on s’élance – écrire comme on fait l’amour.
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Toute parole de renoncement déchire le silence – cœurs au cœur de la nuit – personne jamais pour accorder béances – pour dire l’audace des terreurs régnantes au vif des paroles nues –
dans l’épaisseur de la pierre
Le sang les larmes disent l’amour filé au bout du long temps amer, les étreintes fébriles languissantes dans la banalité éprouvée du jour.
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En attendant, pour l’instant je peins des tableaux de plus en plus grands et j’adore ça. Et je commence à manquer sérieusement de place.






🩵🩵
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